L’éditorial du FABREGUES INFO d’avril 2013 nous oblige à quelques commentaires…

Le budget 2013 n’a pas été voté à l’unanimité puisque les 4 élus de l’opposition se sont abstenus.

Sur la question des logements sociaux et de l’accueil des gens du voyage, Monsieur Martinier, qui pratique la politique du « wait and see » (attendre et voir), se défausse quelque peu de ses responsabilités.

– Les logements sociaux : c’est la loi SRU (2000) qui a imposé aux communes de plus de  3500 habitants, sous peine de pénalités,  la construction de logements sociaux à hauteur de 20 % ; la modification de son article 55 en impose 25 % d’ici 2025, avec des pénalités aggravées jusqu’à 5 fois à l’initiative du Préfet. N’ayant pas respecté cette loi, notre commune doit, dès cette année payer 100 000 € de pénalités qui risquent fort d’augmenter l’an prochain.

Les élus de l’opposition ont rappelé cette obligation à chaque vote du budget annuel et à chaque opération immobilière.

Ce qui n’a pas été réalisé sur plus de 10 années ne peut l’être en une seule fois. La construction de 30 logements sociaux par an, intégrés dans les différents parcs immobiliers, aurait permis de satisfaire à cette obligation et d’offrir des logements à « nos enfants… ».

– L’accueil des gens du voyage : les lois Besson 1 et 2 (1990 et 2000) imposent aux communes de plus de 5 000 habitants d’accueillir les gens du voyage. Dans le cadre du SIVOM « Vène et Mosson », les différents lieux et mode d’accueil ont été définis : PIGNAN devant accueillir les sédentaires (ce qui est réalisé), FABREGUES devant créer une aire de grand passage. Le terrain a été acheté mais aucune dépense n’a été budgétisée pour son aménagement. A trop attendre, les conditions ont évolué et ce terrain ne serait plus adapté !

En l’absence de cette aire, chaque année des installations sauvages de caravanes gênent à la fois les riverains et les gens du  voyage.

Après l’édito, une autre surprise nous attendait dans ce numéro de FABREGUES INFO (p 40) : la lecture de l’information donnée par le directeur des services techniques (sur le traitement des mauvaises herbes dans la cité), information qui ressemble plutôt à une réponse à l’article des élus de l’opposition.

Cet article avait suscité une réponse de Monsieur Martinier lors du dernier conseil municipal : « l’emploi du glyphosate provient d’une erreur du nouveau directeur des services techniques qui ne savait pas que nous n’utilisions plus ce produit, cela ne se reproduira pas ! ». Les précisions de l’article du directeur des services techniques montrent que ce n’était pas une erreur, mais bien une pratique habituelle et que les doses de glyphosate utilisées (2866 gr par an à l’hectare) frisent les maximums autorisés (2880 gr).

Nous sommes heureux d’apprendre que l’objectif des services techniques est le « ZERO PHYTO ».

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