Un an déjà : rien n’a changé sur le plan économique et social !

Le début de mandat de Hollande se solde par une alternance gestionnaire alors qu’on a besoin d’une véritable alternative politique –

L’adoption du traité européen Merkosy impose l’austérité aux Etats et particulièrement à notre pays. Ensuite le gouvernement français s’est attaqué au code du travail (avec la loi dite de « sécurisation de l’emploi »), en attendant la réforme « systémique » des retraites qui ne saurait tarder. La promesse d’une loi d’amnistie pour les syndicalistes est abandonnée ; celle sur le droit de vote des étrangers est en voie de l’être. C’est une politique stupide car elle contribue à la dépression qui s’instaure partout sur le continent, c’est aussi un renoncement par rapport aux promesses de campagne : c’est  un désastre sur le plan politique.

Les affaires Cahuzac, Bettencourt-Sarkozy, après bien d’autres et celles qui suivent, viennent rajouter du discrédit à la parole politique et à la crise démocratique. Les enquêtes montrent que les élites politiques qui se succèdent au pouvoir ont maintenant un rapport décomplexé à l’argent. Dans les grandes écoles dont elles sont le plus souvent issues (HEC, ENA, …) ces élites se forgent des amitiés utiles pour leur carrière, leur permettant les allers-retours entre monde des affaires (banques, grandes entreprises, cabinets d’avocats, …) et cabinets ministériels, qui leur font oublier leurs convictions politiques. Le clivage politique entre ces personnalités de droite et de « gauche » disparait sur les problèmes qui concernent la vie quotidienne des gens (chômage, pouvoir d’achat, service public, …), les questions économiques (réforme fiscale, contrôle des banques,…) ou environnementales (transition écologique, défense des semences paysannes, … ); le clivage n’est réellement apparu que sur un sujet sociétal : celui du mariage pour tous.

Cette situation révèle un microcosme politique qui ne connait ni ne voit l’urgence des problèmes à traiter. Une véritable politique qui prend à bras le corps ces disfonctionnements de la démocratie doit être engagée sans délai. Au-delà des gesticulations actuelles, il faut de nouvelles règles de droit, qui assurent la diversité politique et sociale au parlement (trop homogène, pas d’ouvriers ni d’employés, peu de femmes, …), qui empêchent le cumul des mandats et sanctionnent les fraudes et conflits d’intérêts. Il faut pouvoir contrôler les gouvernants pendant l’exercice de leur pouvoir. Le parlement actuel n’est pas compétent pour décider de ces règles qui peuvent être contraires à ses membres ; c’est une assemblée spécialement élue pour cela, une constituante s’appuyant sur des ateliers citoyens au plus près des populations (niveau communal), qui peut le faire. Des voix s’élèvent en ce sens depuis pas mal d’années. C’est le moment ou jamais de les écouter. La politique ce n’est pas une carrière, des prébendes et de la gloire, c’est une charge. La vertu publique est avant tout le sens du bien commun, de l’intérêt général, de la justice et de la légalité à respecter.

C’est avec cet état d’esprit que la Fabrica Citoyenne, à son modeste niveau, amène dans le paysage local un esprit de critique constructive qu’elle pense utile.

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